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26 février 2013 2 26 /02 /février /2013 14:26

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14 janvier 2012 6 14 /01 /janvier /2012 19:35

Laurent Mucchielli publie une "Lettre d’information du site Délinquance, justice et autres questions de société". Dans celle du 11 janvier 2012 nous avons retenu cet article. http://www.laurent-mucchielli.org/

Etrangers et délinquance : fausses évidences statistiques, vraies manipulations politiques

Interviewé sur RMC et BFM TV mardi 10 janvier, dans le cadre d’une série d’annonces concernant la politique d’immigration, le ministre de l’Intérieur Claude Guéant a déclaré qu’« il y a un taux de délinquance parmi la population étrangère qui est entre deux et trois fois supérieur à la moyenne ». Le ministre a précisé qu’il avait « fait faire des études par l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP) », dont « les conclusions arrivent peu à peu » et qui montreraient que « il y a une augmentation ». Il s’agit donc à nouveau de petites phrases suggérant un lien important entre population étrangère et délinquance, sous couvert d’une apparente neutralité du fait des études d’un organisme dépendant en réalité directement du pouvoir politique (l’Observatoire national de la délinquance), le tout dans une grande imprécision. Le procédé est ancien, c’est même un classique politique en période électorale. Il s’agit au fond de conforter les électeurs plus ou moins ouvertement xénophobes qui verront dans ces affirmations et dans les statistiques - si imprécises soient-elles - la traduction directe d’une « évidence » dans la réalité. Mais les apparences sont parfois trompeuses et surtout le racisme est un genre de myopie qui empêche de voir précisément les choses. Les recherches disponibles révèlent et mesurent en effet les multiples discriminations qui, depuis les contrôles au faciès jusqu’à l’exécution des peines, expliquent en partie la « surreprésentation » des personnes de nationalité étrangère dans la délinquance enregistrée par les institutions pénales. Dès lors, on ne peut pas prétendre mesurer par ce biais les comportements délinquants parfois bien réels attribuables à des personnes de nationalité étrangère.

Des consignes politiques et des pratiques policières qui ciblent les étrangers

Lorsque l’on connaît la matière, il est amusant de lire que le ministre a fait faire de « nouvelles études » à l’ONDRP, dont « les conclusions arrivent peu à peu ». En réalité, la seule et unique donnée utilisée par l’ONDRP (voir sa publication précédente sur le sujet) et par le ministre est toujours la même depuis le début des années 1970 : c’est le comptage des personnes « mises en cause » par les policiers et les gendarmes dans leurs enquêtes, qui a toujours donné trois informations de base : s’agit-il d’un homme ou d’une femme, d’un mineur ou d’un majeur, d’un Français ou d’un étranger. Comment faire du neuf avec de l’ancien... Et les problèmes d’interprétation de cette donnée policière sont également toujours les mêmes, rappelés par les chercheurs depuis bien longtemps. Pour commencer, les « mises en cause » policières dépendent en amont de l’élucidation des affaires. Or la majorité des faits constatés ne sont pas élucidés et les taux d’élucidation sont de surcroît extrêmement variables selon les types d’infractions. En outre, l’élucidation dépend en amont des plaintes mais aussi des initiatives policières, en particulier les contrôles sur la voie publique. Or, c’est un fait que ces contrôles ciblent les étrangers en raison principalement de la couleur de la peau. C’est ce que l’on appelle couramment en France les « contrôles au faciès » et, à l’étranger, le « profilage ethnique ». Cette pratique s’est certainement encore renforcée ces dernières années, pour deux raisons. La première est que, depuis 2002, l’arrestation d’étrangers en situation irrégulière est l’un des moyens qu’ont trouvé les policiers et gendarmes pour répondre à l’injonction politique d’augmentation de leurs taux d’élucidation. La seconde est que, depuis 2007 et la création du ministère de l’Immigration, le gouvernement français a décidé d’organiser une « chasse » aux étrangers irréguliers, avec des quotas statistiques imposés aux policiers et aux gendarmes afin de « faire du chiffre » dans ce domaine également (voir par exemple ici). Quant à l’ampleur de ces discriminations dans les contrôles de police, elle commence à être connue. A l’initiative d’une fondation américaine, une équipe de chercheurs français a pour la première fois, en 2008, testé scientifiquement l’existence de contrôles au faciès (voir la source). L’étude s’est déroulée à Paris, sur des sites très fréquentés et où la présence policière est forte : dans et autour la gare du Nord et la station Chatelet-Les-Halles. Le résultat est une confirmation du fait que les contrôles de police se fondent sur l’apparence des gens : leur sexe (on contrôle surtout les hommes), leur âge (on contrôle surtout les jeunes), leur habillement (on contrôle surtout des styles comme « hip hop » ou « gothique ») et la couleur de leur peau (on contrôle davantage les Noirs et les Maghrébins). Concernant ce dernier point, les résultats sont sans appel : le fait d’avoir la peau noire entraîne un risque d’être contrôlé 3 à 11 fois supérieur selon les sites, et le fait d’avoir le type Maghrébin un risque 2 à 15 fois supérieur selon les sites étudiés.

Un poids global qui diminue au fil des ans

Pour toutes ces raisons, l’on ne peut en aucun cas considérer que les personnes mises en cause par la police constituent un échantillon représentatif de la délinquance constatée, a fortiori de la délinquance réelle. En outre, lorsque l’on raisonne sur la part des étrangers parmi ces personnes mises en cause, il faut prendre en compte le fait que certaines infractions concernent par définition les étrangers. Ce sont ce que l’on peut appeler la « délinquance administrative », constituée par les infractions à la police des étrangers, mais aussi les délits de faux documents d’identité et autres documents administratifs ainsi que le délit de travail clandestin. Pour calculer un taux d’étrangers parmi les mises en cause policières, il faut donc les soustraire. Enfin, il faut avoir à l’esprit le fait que les étrangers mis en cause ne sont pas nécessairement des personnes résidant sur le territoire national. D’abord, la France est un pays carrefour pour la circulation des personnes et des marchandises ainsi qu’une des trois premières destinations touristiques dans le monde. Ensuite, certaines délinquances (trafic de drogue, proxénétisme...) sont par définition transfrontalières et certains ressortissants étrangers peuvent donc être arrêtés pour des délits commis en France lors même qu’ils n’y résident pas. Tenant compte de tous ces biais, qu’en est-il de la délinquance des étrangers et de son évolution ces dernières décennies selon les statistiques de police ? Les atteintes aux biens sont stables sur l’ensemble de la période, de même que les infractions économiques et financières. Seules augmentent, surtout depuis le milieu des années 1990, les atteintes aux personnes. Mais ceci n’est pas propre aux étrangers, c’est le mouvement général qui concerne tout autant les nationaux. En termes d’évolution, la part de la délinquance des étrangers dans les statistiques de police n’a cessé de diminuer d’environ 14 % des personnes poursuivies à la fin des années 1970 à environ 10 % de nos jours. A quelques rares exceptions près, comme les vols à l’étalage (délinquance des pauvres par excellence), la part des étrangers parmi les personnes mises en cause a baissé en trente ans dans quasiment toutes les catégories d’infraction. Ceci dément radicalement l’affirmation (volontairement floue) de Claude Guéant selon laquelle « il y a une augmentation ».

Du côté de la justice

Intéressons-nous aussi aux statistiques judiciaires, qui confirment que la structure de la délinquance des étrangers est globalement similaire à celle des nationaux. Toutefois, elles indiquent aussi que les étrangers sont plus lourdement sanctionnés que les nationaux, notamment plus souvent condamnés à des peines de prison, avec moins de sursis et des peines plus longues. Comment comprendre – à infractions égales – cette plus grande sévérité à l’égard des étrangers et, en particulier, ce recours plus fréquent à la prison ferme ? Ce n’est pas une discrimination volontaire mais une sorte de cercle vicieux reposant sur la situation de précarité à la fois juridique et sociale de beaucoup d’étrangers. Qu’ils aient ou non des titres de séjour réguliers, les étrangers poursuivis pour des infractions commises sur le territoire français présentent par définition moins souvent que les nationaux des « garanties de représentation » aux procès : domicile, situation familiale, emploi. Dans de nombreuses situations, lorsqu’ils sont saisis par la police ou la gendarmerie, les magistrats peuvent craindre que les étrangers ne se présentent pas à des convocations ultérieures, voire même qu’ils ne puissent pas les convoquer faute d’adresse. Ils ont donc plus fréquemment recours à la procédure de comparution immédiate au cours de laquelle les magistrats décident plus souvent de les placer en détention provisoire, ce dont les condamnations finales tiendront généralement compte afin de « couvrir » les mois effectués en détention provisoire (voir le bilan des recherche à ce sujet). Enfin, toujours pour les mêmes raisons de difficultés d’intégration économique et sociale, il y a fort à parier que les étrangers bénéficient moins que les nationaux des aménagements de peine. Pour toutes ces raisons, les étrangers sont donc particulièrement visibles dans le système pénal, davantage que ce que leur poids véritable dans les délinquances (qui reste à étudier sérieusement) justifierait. Utiliser des statistiques produites par le système pénal sans donner tous les éléments d’explication et d’interprétation que l’on vient de rappeler revient ainsi à faire un aveu : le but n’est pas de mesurer objectivement la part des personnes de nationalité étrangère dans les différentes délinquances, il est simplement de faire de la politique politicienne avec ce sujet. http://insecurite.blog.lemonde.fr/2012/01/11/etrangers-et-delinquance-fausses-evidences-statistiques-vraies-manipulations-politiques/

 

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30 novembre 2011 3 30 /11 /novembre /2011 16:18

Monsieur Philippe De Botton
Délégué Régional Médecins du Monde PACA
vous invite
découvrir


« EXIL, EXIT ? » DU 7 AU 23 DÉCEMBRE 2011 AU MUSEAAV

 

Une exposition sur les conditions de vie des personnes sans-papiers. Cette installation photographique et sonore leur donne des visages et des voix.

 

VERNISSAGE LE MERCREDI 7 DÉCEMBRE À 18H30

 

AUTRES RENDEZ-VOUS à 18h30, autour d'une collation

Samedi 10

DEBAT POLITIQUE Situation des migrants en France, réponses des politiques ?

Vendredi 16

CONFERENCE / DEBAT Photojournaliste et humanitaire : des routes qui se croisent

Samedi 17

SOIREE POESIE / SLAM Mots/Mauxd'exil

Jeudi 22

DECROCHAGE

 

 

Contact : Sylvie GROMAN
06 67 88 41 90 / comnice@medecinsdumonde.net

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27 octobre 2011 4 27 /10 /octobre /2011 09:12

 

Cercle de silence

 

Mardi 1er novembre 14 heures

 

 

Avant le départ de la grande manif des Peuples

 

 

Place De-Lattre-de-Tassigny (devant le Palais des Expositions)

 

Soyez sur place à    14h  Pour former un cercle de silence Géant !

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27 septembre 2011 2 27 /09 /septembre /2011 20:19

Le Collectif CGT des travailleurs/euses sans papiers des Alpes Maritimes
appelle à

 

un rassemblement de soutien jeudi 29 septembre à 9h devant la Préfecture

 

"Soutenir les travailleurs sans papiers c'est soutenir la lutte pour la Justice et la Dignité
L'exploitation des uns permet l'exploitation des autres"

 

Rassemblement soutenu par la CGT 06, la FSU 06, Solidaires 06, le PCF 06, le NPA 06, le MRAP 06, la FASE 06, RESF 06, l'Association d'Aide aux Victimes du Maghreb, Agir contre le racisme...

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26 septembre 2011 1 26 /09 /septembre /2011 09:30

Ce mardi 4 octobre
Au Tribunal Administratif33 bd Franck Pilatte – Nice
 
Allons soutenir deux familles que nous accompagnons depuis longtemps
et qui seront défendues par Maître Ciccolini
- à 9h : la famille BEN ZARROUK : une maman seule avec 2 enfants
 
« Hayet est l'une de ses petites "mères courage" avec qui nous cheminons à RESF. Nous la connaissons depuis 2004 alors qu'elle vivait la peur au ventre dans un sinistre squat. Dix ans qu'elle vit en France, seule d'abord puis rejointe par son mari avec qui elle est désormais séparée. Elle est avec ses deux enfants Wassim et Yosr scolarisés à B---- et ---------. Elle se débrouille formidablement bien avec l'aide de ses deux super marraines, M------et D--------. Un beau sourire a définitivement élu domicile sur le doux visage de cette maman pourtant bien inquiète pour Wassim déjà diabétique...Elle a besoin de papiers maintenant pour continuer de le soigner et sortir du trop long tunnel d'un séjour interdit. On sait déjà qu'elle pourra très vite avoir un boulot et assumer son autonomie.     Bernard
-  à 9h 30 :  la famille CHARGUI, couple tunisien et 3 enfants qui habitent Grasse
«  Ils habitent Grasse. Leur présence en France est permanente depuis 2002. Ils ont trois enfants nés en France et scolarisés à Grasse (Mohamed Ali, Adam, Maryam). La père a de la famille installée dans la région de Grasse, en partie française (son frère).  Il a fait des demandes de régularisation qui ont été refusées par la Préfecture. Les OQTF ont été à chaque fois cassées par le T A. Ce sont des gens honnêtes et travailleurs qui, malgré les tracasseries et souffrances, ont une immense confiance en la France »        M.Catherine


VENEZ NOMBREUX
--
Andrée pour RESF 06
Site : http://www.educationsansfrontieres.org/?rubrique105

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11 septembre 2011 7 11 /09 /septembre /2011 13:58

Le prochain cercle de silence de Vence aura lieu le


18 septembre à 10h30
Place de la mairie


venez nombreux les soutenir

 


--
Andrée pour RESF 06
Site : http://www.educationsansfrontieres.org/?rubrique105

 

 

Qu'est-ce qu'un « cercle de silence » ?

Ce mouvement de protestation a été lancé le 30 octobre 2007 par les frères franciscains de Toulouse. Ils ont formé le premier cercle du silence sur la place du Capitole.

Ils voulaient par leur présence, non-violente, dénoncer l'enfermement dans les Centres de Rétention Administrative (CRA) de demandeurs d’asile et d'étrangers en situation irrégulière en dénonçant la violence qui leur était infligée. Leur seul crime est d'être venu en France pour chercher une vie meilleure. En France, parfois depuis de longues années, ils sont des adultes qui travaillent et des enfants à l'école.

Le mouvement « cercle de silence » s'est étendu à toute la France.

Dans de nombreuses villes de France, les cercles de silence se forment régulièrement, avec des panneaux explicatifs, interpellant en silence les passants.

À Nice place Masséna, tous les mardis à 18h30, et aussi à Grasse et à Cannes.

 

CERCLE DE SILENCE A VENCE

 

 

A Vence aujourd’hui, des citoyens qui se sentent interpellés, protestent en silence contre :

 l'enfermement d’innocents dans les centres de rétention,

 la politique gouvernementale du chiffre qui augmente les « contrôles au faciès »,

 l'expulsion de Roms alors qu'ils sont citoyens européens,

 l'arrestation et l'emprisonnement, parfois pendant un mois dans les CRA, de familles avec leurs enfants arrachés à leur école, des bébés, des jeunes mères veuves… comme on l'a vu récemment à Nice, à Nimes, à Paris …

 la mise à la rue de demandeurs d'asile au mépris des lois internationales, européennes et nationales, qui leur assurent protection et hébergement,

 l'expulsion des squats (comme à Nice) où ils s'étaient réfugiés avec des enfants pour avoir un toit sur leur tête.

Notre protestation est un acte citoyen.

Nous dénonçons l’aggravation du sort fait aux étrangers (loi Besson de juin 2011) :

 création à la carte de zones d’attente partout,

 recul du rôle du juge : enfermement pendant 7 jours sans contrôle du juge,

 interdiction administrative de retour en France = séparation des familles.

Nous ne tolérons pas cette politique inhumaine chez nous.

« Indignez-vous » dit Stéphane Hessel.

Avec toutes les grandes consciences de notre pays, avec les associations de défense des droits humains, nous nous indignons.

 

Notre protestation est non-violente.

En silence, nous donnons à voir, nous voulons éveiller les consciences.

 

 

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31 août 2011 3 31 /08 /août /2011 13:06

 

Vous pourrez consulter l'analyse de la Cimade sur la loi du 16 juin 2011 relative à l'immigration, l'intégration et la nationalité ici.

 

Pour consulter la nouvelle loi sur legifrance, c'est .

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2 juin 2011 4 02 /06 /juin /2011 17:04

Monsieur et Madame DIAO vivent à Cannes.

Originaires du Sénégal, ils sont dépourvus de papiers depuis bientôt 10 ans.

Leurs deux enfants sont nés en France et le plus grand fréquente l'école Jean Macé.

Nous connaissons bien Madame qui nous rejoint régulièrement à la permanence RESF du vendredi.

 

Suite à une nouvelle obligation qui leur est faite de quitter le territoire français, Maître Joseph CICCOLINI, défendra leurs intérêts au

Tribunal Administratif de Nice le vendredi 3 juin, à 9h

33 bd Franck Pilatte 06300 NICE

 

VENEZ NOMBREUX POUR LES SOUTENIR

 

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10 mai 2011 2 10 /05 /mai /2011 14:14

 

LE COLLECTIF CGT DES TRAVAILLEURS SANS PAPIERS VOUS INVITE A UN LARGE RASSEMBLEMENT

 

 

SAMEDI 14 MAI 12H00

EN FACE DU KIOSQUE A CANNES.

 

 

 

POUR LA REGULARISATION DES TRAVAILLEURS SANS PAPIERS/CONTRE LA PRECARITE/CONTRE LA XENOPHOBIE.ENSEMBLE ON VA LUTTER. ENSEMBLE ON VA GAGNER.MEME PATRON MEME COMBAT.VENEZ NOMBREUX BESOIN DE LA PRESENCE DES COPINES ET COPAINS AVEC DES PAPIERS.UN BON PROGRAMME EST PREVU (repas,musique etc)

 

 

 

ON VIT ICI,

ON TRAVAILLE ICI

ON RESTE ICI !

 

 

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